Localisation de l’action #1 « Echos du Vivant » avec la Compagnie Shabano
Réalisations totémiques


Supports à la réalisation des ateliers totémiques : écrits des enfants
RAMENER LA FORÊT
ATELIER D’ÉCRITURE ENCADRÉ PAR CÉCILE FRAISSE-BAREILLE
LORS DE BALADE SENSORIELLE DU 8 OCTOBRE 2025
Dans la forêt
On pouvait se perdre
Être perdu
Mais on s’est trouvé, on s’est retrouvé
Et on a trouvé
Vu
Senti
Humé
Des parfums
Boisés
Mentholés
Poivrés
Ça nous piquent à vif !
On embrasse les arbres
Et on comprend
Le temps se suspend
Et on ressent
Tout ce qui fait le monde
Le monde des humains
Le monde animal
Le monde végétal
Est là
À porter de nos mains
Aveugles
Nos yeux cachés par un bandeau
Nos mains deviennent nos yeux
Notre odorat se déculpe
Notre goût s’éveille
Le monde à porter de mains
La forêt nous régénère
Et nous cherchons les mots
Pour retranscrire notre expérience
Il y a une autrice
Une poétesse canadienne, Hélène Dorion a dit
« Les forêts
Apprennent à vivre
Avec soi-même »
Alors on écoute,
On s’écoute
Et on entend
La forêt tremble et vit
Et on entend nos rêves
Dans les tiges des plantes
Les aiguilles qui tournent,
Les écorces qui craquent
Les branches qui tressaillent
Haikus (plus petit poème du monde)
des enfants dans la forêt d’Andilly
Ici, la forêt
Des feuilles vertes, jaunes et douces
Un arbre moelleux
Le marron tombe
D’une branche marroneuse
De là-haut, si haut
Le bâton en main
Le craquement des branches
Les papilles poivrées
Petit gland craquant
Sur la mousse tendre et sucrée
Une châtaigne dort
Le bâton est sale
Attention un marron tombe
La mousse est si douce
L’humidité fraiche
Dans le bois aux mille saveurs
Les champignons dansent
L’humidité calme
Le framboisier rouge aigu
Frottements sucrés
Le vent souffle et pousse
Les branchent vibrent et pépient
Des oiseaux bruyants
Le bois toc-toc-toc
Les champignons parfumés
La mousse accueillante
L’odeur de l’humus
Rêche sous-bois croustillant
Des pas lents résonnent
L’avion gronde au loin
Dans le ciel une lumière jaune
Les framboisiers rouges
La feuille glisse au vent
La main sur le tronc humide
Les racines boueuses
Dans la grande forêt
Le sol s’emplit de feuilles rousses
Qui volent grâce au vent